Wolf's Cry - Violons babares

Wolf's Cry - Les violons babares

Un disque coup de coeur : l’album « Wolf’s cry » des Violons Barbares.
Découvert récemment, j’ai été bluffé par le son de ce groupe.

Le disque tourne en boucle dans mes écoutes et il est difficile de choisir un morceau pour cet article.

Nous allons nous arrêter quelques instants sur Uitgar et l’écouter avant de décrire plus en détails la composition de ce groupe.

Le morceau débute avec un chant plutôt plaintif sur des mélodies de violons qui nous mettent tout de suite dans une ambiance de musique venant d’ailleurs, que l’on n’a pas l’habitude d’entendre.
Sauf erreur, je crois que Uitgar signifie Tristesse en mongol.
Il y a de la flûte, non ? Et bien non…

L’arrivée des percussions (0:47) apporte une puissance digne d’un morceau de rock progressif ou de hip hop ! Le thème de « violon » a un son plutôt d’Europe de l’Est. En effet, il s’agit d’un gadoulka, instrument à cordes bulgare.
Le troisième instrument est un morin khuur un instrument à deux cordes provenant de Mongolie.

Les harmonies jouées aux deux « violons » nous ramènent dans un contexte plus occidental mais le chant continue à brouiller les pistes dans une langue inconnue pour ma part.
La première fois que j’ai entendu ce morceau, je me suis dit « Mais qu’est ce que c’est que ce truc ! »

A 1:46 une mesure décomposée de deux temps coupe le rythme régulier qui nous guidait rappelant à nouveau le rock progressif.

A 2:25, une impro de flûte ? Ah ! Que neni, c’est le gadoulka.

Et soudain, 3:10 ! Vlan ! Un grave qui tue ! Du chant diphonique !! Exceptionnel !
Combiné à une rythmique plus rapide et particulièrement entêtante (3:25) qui nous surprend à hocher de la tête puis à amplifier nos mouvements de tête tout en réduisant leur fréquence pour coller au thème de violon, comme si on avait laissé pousser nos cheveux depuis le collège (3:40).

La sortie (4:40) nous ramène lentement dans notre quotidien comme si cette chevauchée fantastique entre steppes mongoles et montagnes des balkans n’était qu’un rêve.

Ouvrez vos chakras !

De quoi atteindre les amateurs de tous styles de musique, du rock aux musiques traditionnelles en passant par la pop, le blues, le jazz…

Violons Barbares n’est composé que de trois musiciens mais mélange énormément d’influences :
- Dandarvaanchig Enkhjargal joue du morin khuur un instrument à deux cordes issu de la Mongolie, son pays d’origine
- Dimitar Gougov, ajoute le gadoulka, un autre instrument à cordes qui provient lui de Bulgarie
- Fabien Guyot est le rythme de ce trio avec ses percussions

Les trois musiciens chantent et, cerise sur ce gâteau aux multiples saveurs, ce chant diphonique maîtrisé par Dandarvaanchig Enkhjargal qui rend certains passages particulièrement impressionnants.

Le trailer de l’album :